L’exonération de la taxe foncière en 2026 concerne principalement les propriétaires dont la situation personnelle ou les revenus répondent à des critères précis.
Les exonérations automatiques liées à l’âge, aux revenus et à la situation personnelle
Les règles sont définies par le Code général des impôts et confirmées par les informations officielles publiées début 2026. Elles visent à alléger la charge fiscale des ménages les plus fragiles, notamment les seniors, les personnes handicapées et les bénéficiaires de certaines allocations sociales.
L’exonération s’applique en priorité aux titulaires de l’ASPA ou de l’ASI
L’exonération totale s’applique d’abord aux titulaires de l’ASPA ou de l’ASI, sans condition de ressources. Elle concerne également les personnes âgées de plus de 75 ans au 1ᵉʳ janvier 2026. En l’occurrence, à condition que leur revenu fiscal de référence de 2025 ne dépasse pas les plafonds fixés selon la composition du foyer. Les bénéficiaires de l’AAH peuvent aussi se voir exonérés si leurs revenus restent sous les seuils réglementaires. Ces dispositifs sont appliqués automatiquement par l’administration fiscale, sans démarche particulière du contribuable.
Voir aussi – Avantages fiscaux après 65 ans : ce que les retraités peuvent réellement économiser
Par ailleurs, les propriétaires âgés de 65 à 75 ans au 1ᵉʳ janvier 2026, pourront bénéficier d’une réduction spécifique de 100 euros. Sous réserve que leur revenu fiscal de référence n’excède pas les plafonds en vigueur. Cette réduction se verra également appliquée automatiquement. Les plafonds de revenus pour 2026 ne sont pas encore publiés, mais ceux de 2025 servent de référence provisoire.
Les exonérations ne concernent pas uniquement la situation personnelle
Certains biens ouvrent aussi droit à un allègement. Les constructions neuves, reconstructions ou additions de construction bénéficient d’une exonération temporaire de deux ans. Notamment, à condition que le propriétaire déclare les travaux dans les 90 jours suivant leur achèvement. Cette exonération porte sur les parts communale et intercommunale, sauf décision contraire de la collectivité.
Les exonérations temporaires liées au logement ou aux travaux
Les logements rénovés pour atteindre un haut niveau de performance énergétique peuvent également bénéficier d’une exonération, selon les délibérations locales. Les collectivités demeureront libres d’accorder ou non cet avantage, ce qui explique des différences importantes d’un territoire à l’autre.
Les personnes âgées ou invalides disposent par ailleurs de dispositifs complémentaires.
Les titulaires de l’ASPA, de l’ASI ou de l’AAH pourront bénéficier d’une exonération de taxe foncière sur leur résidence principale. En outre, les propriétaires de plus de 75 ans peuvent même bénéficier de l’exonération pour une résidence secondaire selon une jurisprudence du Conseil d’État. Lorsque les revenus dépassent légèrement les plafonds, un mécanisme transitoire permet de conserver l’exonération pendant deux ans, puis de bénéficier d’un abattement dégressif sur la valeur locative.
Les dégrèvements en cas de difficultés ou de vacance du logement
En 2026, le plafond de revenus déterminant l’éligibilité est fixé à 12 793 € pour la première part, montant augmenté pour chaque demi-part supplémentaire. Ce seuil reste essentiel pour les propriétaires âgés ou handicapés soumis à condition de ressources. L’exonération ne dispense toutefois pas du paiement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui reste due même en cas d’exonération totale de taxe foncière.
Ainsi, l’exonération de la taxe foncière en 2026 repose sur trois critères majeurs : l’âge, les revenus et la perception de certaines allocations, mais aussi la nature du bien ou les travaux réalisés. Les propriétaires concernés n’ont généralement aucune démarche à effectuer, l’administration appliquant automatiquement les allègements lorsqu’elle dispose des informations nécessaires. Pour les cas liés aux travaux ou aux constructions, une déclaration dans les délais reste indispensable.





