La filière de l’expertise comptable s’apprête à vivre une transformation profonde. À partir de la rentrée 2026, le Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG) adoptera un nouveau programme, dont les premières épreuves auront lieu en 2027. Cette réforme, menée conjointement par le ministère de l’Enseignement supérieur et les instances professionnelles, répond à un besoin clair : adapter la formation aux mutations rapides du secteur comptable, marqué par la digitalisation, l’essor de l’IA et l’importance croissante du reporting extra-financier.
Un contexte en pleine mutation
Les métiers du chiffre évoluent à grande vitesse. Les cabinets doivent désormais maîtriser des outils numériques avancés, intégrer les normes européennes de durabilité (CSRD) et accompagner les entreprises dans des missions élargies. Les programmes actuels du DCG, conçus il y a plus de dix ans, ne reflètent plus suffisamment ces nouvelles exigences. La réforme vise donc à moderniser la formation pour garantir une meilleure adéquation entre compétences enseignées et besoins du marché.
Des objectifs clairement affichés
La réforme poursuit plusieurs ambitions majeures :
- Actualiser les contenus pour intégrer les enjeux contemporains : finance durable, intelligence artificielle, automatisation, data.
- Renforcer la professionnalisation, en mettant l’accent sur les compétences pratiques et transversales.
- Assurer une meilleure continuité avec le DSCG, également réformé en parallèle.
- Former des professionnels polyvalents, capables de s’adapter à un environnement réglementaire et technologique en constante évolution.
Ce qui va changer dans le programme
Même si la version définitive du programme sera validée en juillet 2025, les grandes lignes sont déjà connues. La réforme prévoit :
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- Une refonte des unités d’enseignement, avec de nouvelles matières liées à la durabilité, à l’IA appliquée à la comptabilité et aux normes européennes.
- Une mise à jour des contenus juridiques, fiscaux et comptables, pour intégrer les évolutions réglementaires récentes.
- Une cohérence renforcée entre les UE, afin d’éviter les doublons et de clarifier les attendus.
- Une place accrue aux outils numériques, à la data et aux compétences analytiques.
Quel impact pour les étudiants ?
Pour les futurs candidats, cette réforme représente à la fois un défi et une opportunité. Le programme deviendra plus exigeant, mais aussi plus en phase avec les attentes des employeurs. Les diplômés seront mieux armés pour évoluer dans un secteur où la maîtrise des outils numériques, la compréhension des enjeux ESG et la capacité d’analyse deviennent indispensables.





